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Spaghetti : une obsession
Composée d'œuvres sélectionnées avec soin par les membres de l'équipe de Vidéographe, la série vidéo du mois explore la riche collection de Vidéographe et offre un regard sur l'équipe qui anime le centre. Nouveau mois, nouvelle vidéo.
Joseph Rozenkopf est diplômé d’un baccalauréat en sociologie à l’Université de Montréal et de l’UQAM pour un certificat en muséologie et diffusions de l’art. Au croisement de ces deux disciplines naquit un intérêt pour le fonctionnement des institutions de la culture au Québec et des questionnements sur leur pratique. C’est avec la découverte des centres d’artistes autogérés et de Vidéographe qu’il peut commencer sa carrière au sein des institutions.
Synopsis
Une vidéo/musique qui interroge la forme en prenant pour prétexte l'histoire d'un repas qui tourne à l'obsession. Une fiction inspirée d'un passage des Cauchemars du grand monde de Gilbert Turp.
L'avis de l'équipe
« J'aurais dû naître en Italie, quoi que... Ils y ont pas de beurre de peanut ni sirop d'érable. »
Il y a quelque chose du rapport des Québécois au spaghetti qui m'a toujours fasciné. Jamais je n'aurais pu me douter que les spaghettis à la viande, le fameux Spag, qui semble pour moi un plat générique et mondialisé, puissent être une référence de la cuisine d'ici à ce point.
Quand je trouve un film sur le spaghetti de 1984, je m'attends à trouver une réponse documentaire ou anthropologique à cette question qui me taraude. À la place, c'est une vidéo d'expérimentation un peu sombre, à la musique et au montage très 80's et pourtant totalement efficace dans mes référents contemporains. Il y a tout des vidéos d'internet que j'aime: les chats, l'absurde, une énergie très queer et le tout dans un ton très sérieux. La déclamation me fait rire et capte quelque chose en moi, une réponse, pas celle que j'attendais mais quelque chose qui comble le vide.
Joseph Rozenkopf
Adjoint à la direction



