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Syntax Error in 84 : Part 1 - Machines / Machines
Composée d'œuvres sélectionnées avec soin par les membres de l'équipe de Vidéographe, la série vidéo du mois explore la riche collection de Vidéographe et offre un regard sur l'équipe qui anime le centre. Nouveau mois, nouvelle vidéo.
Ancrée dans la performance et le cinéma expérimental, Sonya Stefan est une artiste multidisciplinaire. Elle est reconnue pour son documentaire primé sur la danse, The Truss Arch, qui a été nominé aux IRIS et a remporté le prix du meilleur moyen métrage national aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM, 2021) et aux Rendez-vous Québec Cinéma. Sa collaboration la plus récente est celle avec Mandoline Hybride et Julie Dalbec sur le projet de vidéo-mapping Reflets Dansants, développé à Marsoui, en Gaspésie.
Synopsis
Syntax Error in 84 est le fruit de deux ans de recherche appliquée à la micro-technologie domestique de pointe, qui aboutirent à la création du Kinétoscope. La production comporte deux parties. Machine/Machines regarde l'évolution de la machine. Son rôle dans notre société ne peut pas être surestimé. Les machines d'aujourd'hui sont incroyablement sophistiquées. À quoi vont ressembler les machines de demain? Un regard autant pholosophique que critique sur la présence de la technologie dans notre monde contemporain. Pierre Zovilé, qui utilise lui-même les effets-spéciaux, le fait pourtant avec humour et intelligence. Dr A.Mok's Brain Wave prend compte de la division perpétuelle entre la créativité et le pouvoir. Zovilé utilise des images d'hommes aux manteaux blancs, montés à haute vitesse pour leur donner une effet comique.
L'avis de l'équipe
« Peu importe où tu es ou qui tu es, il y a des milliers de machines prêtes à te sauver la vie et des milliers d’autres à te la prendre. Ceci est un vrai message en temps réel. »
Portée par une musique accrocheuse et des visuels rétro inspirés des années 1980, notre fascination – et notre crainte – envers les machines reste la même à l’ère de l’intelligence artificielle. Machines! Machines! Machines! La répétition s’intensifie… comme pour rappeler que, oui… les machines ont toujours été là, capables de faire remonter en nous toutes sortes d’émotions. Les graphiques me font penser aux tapisseries sur canevas de ma mère et à quelque chose qu’elle répétait souvent (fort) : « C’est pas de l’art, ça! C’est juste ce que je faisais quand j’étais déprimée. » Et puis, l’émotion me saisit en voyant ce téléphone à clavier et ce qui ressemblait à un énorme ordinateur, exactement comme ceux que je voyais dans les films de science-fiction quand j’avais 10 ans. À l’époque, les ordinateurs à la maison, ça ne faisait tout simplement pas partie de ma réalité, jusqu’à ce que j’en achète un en 2005, avec une bonne dose d’appréhension. Et pour le bogue de l’an 2000… ma personne partenaire et moi avons fait de la raquette en plein hiver, jusqu’à un chalet reculé pour éviter une explosion virtuelle généralisée.
Rendue là, je me dis : « Ouais, les machines sont bel et bien vivantes. » Elles me fascinent. Je ne les crains pas. Et je les remercie de m’avoir sauvé la vie. Mais elles posent des défis. D’énormes défis planétaires.
Et peu importe où tu es ou qui tu es, elles finissent par s’ancrer dans l’intime. Elles s’invitent dans nos maisons, nos milieux de travail, nos quartiers, et jusque dans notre monde numérique. Qu’adviendra-t-il de cette relation? Qui peut le dire? Mais une chose est sûre : elles sont un point de réflexion, un accès direct à nos vies… à la mienne, en tout cas.
Sonya Stefan
Coordinatrice de la formation et des programmes de médiation





