Filmstripe
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Un projectionniste est empêtré dans la pellicule, pris dans le décompte du 35mm à projeter pendant qu'un apprenti assiste à la scène.

Prix et mentions
The Gougeon Kye Prize, meilleur court métrage de fiction
Cinema on the Bayou
Lafayette, États-Unis
2014
Best Short Special Mention Award
Open City Docs Fest
Londres, Royaume-Uni
2013
Mention spéciale du Jury
Visions du réel
Nyon, Suisse
2013
2012
Canada
18:20
Langue originale
Français

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Générique/Crédits

Réalisation
John Blouin
Interprétation
Martin Legault
Antoine Touchette
Scénario
John Blouin
Martin Legault
Image
Nicolas Bilodeau
Son
François Boulé
Musique
Bernard Falaise
Mixage
Meriol Lehmann
Production
John Blouin
Claudine Thériault
Cabina Obscura

Informations techniques

Couleur
Noir et blanc
Couleur
Format d’image
16:9
Son
Stereo
Format de tournage
HD

Documentation

Informations complémentaires

Entretien avec John Blouin

Qu’est-ce qui vous a inspiré pour réaliser cette oeuvre ?

La fermeture d’un cinéma, un parmi bien d’autres, mais celui où j’ai littéralement habité, comme projectionniste, puis grandit comme performeur/cinéaste. Un film fait dans fait dans l’urgence,comme mémoire.

Quel est votre rapport au film, à la pellicule ?

Ce fut, comme dans Filmstripe, en aidant un projectionniste (le même que dans le film), pataugeant dans la pellicule. Puis, je le suis devenu, dans le même lieu, durant près de dix ans, à entendre le souffle des projecteurs, à voir les clairs-obscurs d’une cabine de projection. Après le travail, me suis mis à expérimenter avec des boucles 35-16mm, en m’attardant sur les erreurs de projection, là où malgré lui, le projectionniste apparaît sur l’écran. J’ai poussé le tout via des performances multi-projection sous le nom de Cabina Obscura.

Qu’est-ce qui a motivé votre choix de tourner en numérique pour dépeindre, non sans nostalgie, l’époque de la pellicule qui tend à disparaître ?

Je ne voulais pas tomber dans une surenchère sur le 35mm. Je voulais que le film parle du présent, soit tourné dans le présent qui est celui du numérique. Les choses changent, et je tends à me transformer avec ces mouvements. Tourner en numérique était une façon de regarder en avant. Mais, j’ai l’idée persistante d’en faire une copie en 35mm, qui accumulerait des traces de projections en vieillissant.

Filmstripe semble se situer entre la fiction et le documentaire. Le projectionniste performe et fait travailler ses sens devant une caméra qui documente des gestes qui sont amenés à disparaître. Filmstripe doit-il se voir comme un récit et un hommage ?

Filmstripe est au seuil de tout ça. C’est un documentaire, quasi didactique, pour que les gens puissent s’y référer, puissent savoir que c’était ainsi que la projection 35mm fonctionnait. C’est pour ça qu’on a tourné avec de vrais projectionnistes sur leur lieu de travail, pour y capter les gestes de ces artisans. Et c’est aussi un récit avec une ligne dramatique, un suspense. Le personnage principal étant un bon conteur, on a pu jouer en y introduisant des détails précis. Sans aucun texte, seulement des constellations sur la projection. Et c’est un hommage, à la salle qui ferme, aux technologies qui déclinent, mais surtout à ces accompagnateurs d’images qui les ont manipulées et incarnées.

Entretien par Vidéographe, 2012.

Images
Mots clés
Pellicule, Cinéma, Projection

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